Pole Capital et Aviva investissent dans Refundmyticket – La Tribune – 10/2016

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Aviva France et Pole Capital investissent dans Refundmyticket

 

La plateforme, qui aide les passagers aériens victimes de retard ou d’annulation à faire valoir leurs droits à indemnisation, en vertu de la réglementation européenne, peut désormais compter sur le soutien de l’assureur et du fonds d’investissement.

C’est un partenariat stratégique pour Refundmyticket. La jeune pousse née en 2014, et permettant aux passagers aériens dont le vol a été retardé ou annulé de se faire indemniser, comme l’exige la réglementation européenne dans des cas bien précis, peut désormais compter sur le soutien du groupe d’assurance Aviva France et du fonds d’investissement Pole Capital, spécialisé dans le secteur du voyage. Ceux-ci viennent en effet d’entrer au capital de Claim Assistance, la société française propriétaire de Refundmyticket.

Un marché de plus de 4 milliards d’euros

« Cette entrée au capital d’Aviva, qui compte tout de même 38 millions de clients en Europe nous donne une crédibilité sur le plan assurantiel pour la partie corporate« , se réjouit Romain Drosne, l’un des co-fondateurs de la plateforme. Cette opération va permettre à l’entreprise fondée par Johan Orsingher et Romain Drosne d’accélérer son développement sur un marché européen estimé à plus de 4 milliards d’euros par an.

« Chaque année, plus de 10 millions de passagers peuvent légitimement demander à être indemnisés, comme l’exige la réglementation européenne 261-2004« , explique Romain Drosne. « Mais seulement 5% en font la demande, parmi lesquels une minorité de 15% arrivent à toucher une indemnisation ».

Faire valoir les droits de l’usager

D’où l’idée de créer Refundmyticket, qui ambitionne d’ailleurs d’automatiser le process au maximum. Pour rappel, à l’instar d’Air Indemnité, qui se présente comme le leader du marché – ou au moins comme en étant le pionnier puisque créé en 2007 -, Refundmyticket est un service en ligne qui aide les passagers victimes de retard de vol, d’annulation ou de surréservation à percevoir une indemnisation pouvant aller jusqu’à 600 euros, comme l’exige la loi européenne pour tout vol d’une compagnie européenne ou au départ d’une ville européenne accusant un retard de plus de trois heures. Une situation qui concerne en moyenne plus de 10 millions de passagers chaque année, sans parler des dernières grèves qui risquent de gonfler la note.

Au cours des deux dernières années, les volumes de dossiers traités par RefundMyTicket ont ainsi été multipliés par 10 d’une année sur l’autre.

 Pourtant, « à l’heure actuelle, seulement 5% des passagers engagent une procédure d’indemnisation auprès des compagnies aériennes responsables, souvent par méconnaissance de leurs droits, mais aussi parce qu’ils pensent qu’ils n’arriveront pas à obtenir gain de cause », explique Romain Drosne. « Malheureusement, ils ont souvent raison. En effet, pour un particulier, la démarche s’apparente à un véritable parcours du combattant : seulement 15% des passagers qui lancent seuls une procédure parviennent à être indemnisés in fine ».

Des conditions bien précises

La jeune plateforme affirme quant à elle avoir un taux de succès de plus de 95% sur les milliers de procédures traitées. Encore faut-il que les dossiers répondent aux conditions d’éligibilité à une telle indemnisation, car tout dépend de la compagnie aérienne choisie, du pays de départ, d’arrivée, s’il y a une escale ou pas. Bref, un vrai casse-tête. Romain Drosne met ainsi en garde :

« Parfois on croit acheter un billet British Airways, alors qu’en fait, sur la réservation on se rend compte qu’il s’agit d’un vol assuré par la compagnie United Airlines. Et dans ce cas, le passager ne pourra pas se faire indemniser… »

Alors s’il y a une chose à retenir, c’est qu’il faut plutôt « privilégier les compagnies européennes », explique l’entrepreneur. Mais « attention au numéro de vol » prévient-il. « Il faut vérifier qu’il corresponde à la compagnie choisie », explique-t-il.

Anecdote amusante, quand toutes les conditions sont réunies pour qu’un usager se fasse indemniser, il est parfois arrivé que certains voyageurs perçoivent plus que le montant prévu par la réglementation. « Avec le développement des compagnies low cost, sur les courts courriers, il arrive que l’indemnisation soit supérieure au prix du billet« , sourit Romain Drosne. C’est notamment le cas d’une famille qui a touché plus de 8.000 euros alors que la compagnie devait initialement 2.400€ (quatre fois 600 euros) et qu’elle n’avait pas voulu payer.

 

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